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Meilleure résistance aux métaux traces des colonies urbaines par rapport aux colonies forestières chez la fourmi Temnothorax nylanderi

Les populations vivant en milieu urbain sont confrontées à de nombreux stress (par exemple, les métaux traces) par rapport à leurs congénères non-urbain. Ceci entraine une différenciation d’un certain nombre de traits d’histoire de vie entre populations urbaines et non urbaines. Cependant la plupart des études sont faites sur des organismes solitaires.


Dans cette étude, nous avons comparé un certain nombre de traits (mortalité des adultes, des larves, taille des individus produits) entre des colonies de fourmis urbaines et forestières de l’espèce sociale Temnothorax nylanderi en réponse à une exposition au cadmium.


Mots-clefs  : urbanisation, résistance au cadmium, stress, insectes sociaux





Les villes peuvent être vues comme des réplicats in situ permettant d’étudier la réponse des organismes aux changements environnementaux, tels que le réchauffement climatique ou la pollution.


Des études ont été menées à l’échelle des communautés, et plus rarement des études à l’échelle des populations, mais elles sont rarement basées sur des réplicats multiples, ce qui empêche de généraliser les résultats.


Dans cet article, publié dans Urban Ecosystems, nous avons étudié si les colonies de fourmis urbaines et forestières de la fourmi Temnothorax nylanderi répondent de manière différentielle à la pollution. Grâce à son statut d’espèce sociale, nous avons également pu tester si les traits sociaux (taille de colonie, taille moyenne des ouvrières) affectaient cette réponse à l’urbanisation.


Pour cela, nous avons collecté, en jardin commun, des colonies d’origine urbaine et forestière dans quatre paires ville/forêt différentes, puis nous les avons exposées ou non, via leur nourriture, à un métal trace : le cadmium.


Nous avons mesuré les traits d’histoire de vie des colonies ainsi exposées : taux de mortalité des adultes, taux de mortalité des larves, et taille des nouveaux individus produits par les colonies.


Dans chacun des quatre réplicats ville/forêt, les colonies urbaines étaient moins affectées par le cadmium que les colonies forestières correspondantes, en ce qui concerne les taux de mortalité des larves et la taille des individus produits uniquement.


Nous n’avons trouvé aucune corrélation entre les traits sociaux et une meilleure résistance au cadmium contrairement à ce qui avait trouvé dans d’autres études portant sur d’autres insectes sociaux. Nous discutons ici le potentiel adaptatif de cette réponse différentielle.


Membre(s) d’iEES Paris collaborant dans cette actualité :


Lauren Jacquier, Mathieu Molet, Romain Peronnet, Claire Tirard


Contact :


Jacquier Lauren, doctorante SU


Référence de la publication :


Jacquier, L., Doums, C., Four-Chaboussant, A. et al. Urban colonies are more resistant to a trace metal than their forest counterparts in the ant Temnothorax nylanderi. Urban Ecosyst (2020). https://doi.org/10.1007/s11252-020-01060-9