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Une équipe adapte la méthode d’édition du génome CRISPR/Cas9 à des espèces « non-modèles », son projet DEMETER est validé par l’ANR et, elle confirme l’adaptation de la méthode

L’équipe CREA du département d’iEES Paris ECOSENS a mis au point la méthode CRISPR/Cas9 d’édition du génome (mutagenèse ciblée) sur le papillon Spodoptera, modèle de ravageur des cultures. Elle montre que cette méthode est facilement adaptable à des espèces « non-modèles » pour lesquelles la transgenèse n’était pas mise au point.
Par cette méthode, elle a pu éteindre un gène très important pour l’olfaction des insectes et les rendre « anosmiques » c’est à dire incapables de sentir ni les odeurs alimentaires de plantes, ni même leurs phéromones sexuelles mutuelles.

☛ Ce résultat a donné lieu à une publication le 12 juillet 2016 dans Scientific Reports de Heritable genome editing with CRISPR/Cas9 induces anosmia in a crop pest moth

☛ Voir la reprise par le réseau américain Insect Genetic Technologies Research Coordination Network
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☛ Voir aussi « La révolution CRISPR-Cas9 » dans CNRS Le Journal trimestriel n° 285 ETE 2016, pages 14 à 23

Le projet DEMETER Bio-olfacticides : produire plus avec moins d’insecticides a pour objectif de développer une approche innovante de biocontrôle d’insectes ravageurs (la noctuelle Spodoptera littoralis), basée sur l’olfaction, afin de limiter l’utilisation des insecticides. Prévu sur 5 ans avec le Centre de Ressources biologiques Xénopes (Université de Rennes 1) et l’Institut de chimie de Nice (Université de Nice Sophia Antipolis), il est coordonné par Emmanuelle JACQUIN-JOLY, DR INRA et responsable du département ECOSENS, et bénéficie d’un financement de l’ANR.

☛ Voir l’article fin août 2016 du Centre INRA à Versailles
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La suite : CRISPR/Cas9, confirmée efficace pour induire la perte d’olfaction chez un insecte ravageur de culture
En ciblant le gène Orco, un gène connu pour son rôle dans la communication olfactive chez des insectes dont la noctuelle du coton, Spodoptera littoralis, la méthode CRISPR/Cas9 s’est révélée efficace pour faire muter ce gène et faire perdre au papillon sa capacité à sentir une série de composés odorants issus de plantes ainsi que la phéromone sexuelle des femelles.
Cas9 et son guide ont été injectés à 2570 œufs et 90 % des chenilles nées de ces œufs ont présenté des mutations dans le gène Orco. Et, surtout, la majorité de ces mutations (70 %) ont été transmises à la descendance par voie sexuée, ce qui ouvre des perspectives intéressantes vers le développement de nouvelles technologies de lutte contre les insectes ravageurs de culture.

☛ Voir l’article du 30 novembre 2016 du Centre INRA à Versailles
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Contact : Emmanuelle JACQUIN-JOLY, DR INRA et responsable du dpt ECOSENS, 01 30 83 32 12 et emmanuelle.joly@inra.fr



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