bannière © iEES Paris logo_UPMC logo_UPEC logo_Paris-Diderot logo_CNRS-INEE logo_IRD Accueil Accueil

Suivez nous sur

twitter
facebook

Rechercher



Accueil du site > Départements scientifiques > Ecologie sensorielle > Les équipes > Chimio-réception et adaptation (CREA)

Chimio-réception et adaptation (CREA)

-------------------------------------------------------------------------------------------


Thématiques de recherche

Objectifs généraux de l’équipe

Nos recherches portent sur les mécanismes de la réception olfactive et gustative dans les systèmes sensoriels périphériques des insectes, et s’effectuent dans un contexte évolutif et adaptatif.
Nous cherchons à répondre aux questions suivantes :

JPEG - 880.5 ko
Antenne de papillon au microscope électronique à balayage
C. Monsempes et M.C. François©UMR7618
  • Dans quel paysage chimique évoluent les insectes (identification des stimuli) ?
  • Quels sont les mécanismes moléculaires de la réception des signaux ?
  • Comment évoluent les gènes impliqués ?
  • Quelle contribution apportent-ils aux phénomènes de plasticité chimio-sensorielle et à l’adaptation des insectes à un environnement biotique et abiotique changeant ?
  • Enfin, les sens chimiques sont-ils impactés par un environnement pollué ou les changements climatiques ?

    Pour répondre à ces questions, notre démarche intègre des outils de physico-chimie (chromatographie en phase gazeuse et spectrométrie de masse), d’analyse haut-débit (nouvelles technologies de séquençage et approches « omiques »), d’analyse fonctionnelles (expression hétérologue in vivo et in vitro, transgenèse, génétique), d’électrophysiologie des systèmes chimio-sensoriels périphériques et d’analyse des comportements en réponse à divers stimuli (phéromone sexuelle, volatils de plantes,…).

    JPEG - 93.1 ko
    Localisation par hybridation in situ des sites d’expression des protéines de liaison aux phéromones dans les antennes de papillon
    M.C. François et E. Jacquin-Joly©UMR7618

Nos modèles sont des espèces d’insectes installées ou invasives, d’intérêt en protection des cultures (noctuelles), en santé humaine (punaises hématophages), ou d’intérêt du point de vue évolutif (paléoptères et lépidoptères diurnes) ou académique (la drosophile).

Enfin, notre équipe est fortement impliquée dans les formations universitaires de Licence et Master de l’Université Pierre et Marie Curie UPMC) : biologie des organismes, entomologie, écophysiologie / écotoxicologie, écologie sensorielle, ...





Grands axes de recherche

JPEG - 92.5 ko
Enregistrement monosensillaire d’une réponse à la phéromone
P. Lucas©UMR7618

► Signaux et paysage chimique

Cet axe de recherche vise à analyser les stimuli pertinents pour l’insecte dans le contexte écologique des agrobiocénoses. En combinant analyses physico-chimiques et éthologie, nous cherchons à relier les comportements olfactifs à des signaux caractérisés, à analyser l’impact des signaux chimiques sur les relations entre des ravageurs spécialisés et leurs plantes hôtes et, sur l’adaptation et la spécialisation aux milieux anthropisés.

► Génomique fonctionnelle des systèmes chimio-sensoriels

Il s’agit d’établir et analyser le transcriptome chimiosensoriel de notre modèle principal qu’est la noctuelle du coton Spodoptera littoralis, de comprendre l’organisation génomique des gènes impliqués et de déterminer leur rôle dans différents contextes biologiques.
Ainsi, nos recherches sont orientées par différents traits de vie pertinents pour l’insecte (recherche du partenaire sexuel ou du site de ponte, comportement alimentaire), chez les deux sexes, à différents stades de développement (chenilles, adultes), et au sein des différents organes chimio-sensoriels (antennes, trompe, ovipositeur, pattes).

► Plasticité et évolution du système chimio-sensoriel périphérique : une approche intégrée

JPEG - 429.6 ko
Enregistrement électrophysiologique sur une chenille
F. Marion-Poll©UMR7618

Dans cet axe, nous étudions et comparons les mécanismes impliqués dans différents types de plasticité au niveau des systèmes chimio-sensoriels périphériques afin de dégager des schémas généraux ou spécifiques de régulation et de caractériser de nouveaux gènes clefs dans la biologie de l’insecte.
Ces plasticités, observables chez les chenilles comme chez les adultes, sont étudiées en fonction de différents paramètres biotiques (effet du jeûne, de l’accouplement, du changement de plante hôte) et abiotiques (rythme circadien, exposition aux xénobiotiques polluants, à des variations de température). L’impact de ces paramètres sur le système chimio-sensoriel est étudié de façon intégrée en combinant des approches omiques, physiologiques et comportementales.
Les insectes apparaissant comme un modèle émergent pour évaluer l’impact des polluants en milieu terrestre, nous évaluons l’effet des pesticides mais aussi d’autres molécules (telles que les métaux lourds, les perturbateurs endocriniens) sur des souches de laboratoire ou des souches anthropisées en milieu naturel.
Enfin, notre participation à l’annotation des gènes chimio-sensoriels dans les génomes en cours de séquençage nous permet des comparaisons évolutives.

David SIAUSSAT, chef de l’équipe CREA, MC UPMC